4° matinée – c’est déjà la fin
Ce matin, la Dr Helene Langevin était présente en distanciel : Taking Fascia Research to the Next Level

Le Dr Helene Langevin est titulaire d’un doctorat en médecine de l’Université McGill, à Montréal. Elle a effectué un stage postdoctoral en neurochimie à l’unité de pharmacologie neurochimique du MRC à Cambridge, en Angleterre, ainsi qu’une résidence en médecine interne et un stage en endocrinologie et métabolisme à l’hôpital Johns Hopkins, à Baltimore.
En novembre 2018, le Dr Langevin a été nommée directrice du Centre national pour la santé complémentaire et intégrative (NCCIH). Avant son arrivée, elle était directrice du Centre Osher pour la médecine intégrative, basé conjointement au Brigham and Women’s Hospital et à la Harvard Medical School, à Boston, et professeure résidente de médecine à la Harvard Medical School. Elle a également été professeure invitée en sciences neurologiques à la faculté de médecine Larner de l’université du Vermont, à Burlington. (https://www.nidcr.nih.gov/research/conducted-at-nidcr/investigators/helene-langevin)
« Bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans le domaine de la recherche sur les fascias au cours des dernières décennies, il subsiste des lacunes importantes dans l’intégration des connaissances croissantes sur les fascias dans la science biomédicale traditionnelle. Cette présentation expose trois initiatives majeures menées par le Centre national pour la santé complémentaire et intégrative qui visent à combler ces lacunes :
1) développer l’imagerie et d’autres biomarqueurs quantitatifs pertinents pour la douleur myofasciale ;
2) comprendre les mécanismes des tissus périphériques et du système nerveux dans les thérapies manuelles ;
3) construire une carte spatiale combinée et un cadre ontologique pour le réseau fascial.
Ces initiatives synergiques créeront des opportunités pour relier le fascia à un certain nombre de domaines scientifiques clés ». (abstract)
Stephen Porges : Fascia, Autonomic Regulation, and the Pathways of Connection: A Polyvagal Perspective

Stephen W. Porges, Ph.D., est chercheur émérite à l’université de l’Indiana, où il est directeur fondateur du Traumatic Stress Research Consortium (Consortium de recherche sur le stress traumatique). Il est professeur de psychiatrie à l’université de Caroline du Nord et professeur émérite à l’université de l’Illinois à Chicago et à l’université du Maryland.
Il a été président de la Society for Psychophysiological Research et de la Federation of Associations in Behavioral & Brain Sciences, et a reçu le prix National Institute of Mental Health Research Scientist Development Award.
En 1994, il a proposé la théorie polyvagale, une théorie qui relie l’évolution du système nerveux autonome des mammifères au comportement social et souligne l’importance de l’état physiologique dans l’expression des problèmes comportementaux et des troubles psychiatriques. Cette théorie conduit à des traitements innovants basés sur la compréhension des mécanismes qui interviennent dans les symptômes observés dans plusieurs troubles comportementaux, psychiatriques et physiques.
« Cette conférence examinera le rôle multiforme du fascia en tant que système structurel et régulateur qui interagit avec le système nerveux autonome pour façonner notre capacité à établir des liens et à collaborer. S’appuyant sur la théorie polyvagale, elle explore comment le fascia contribue à l’intégration des processus sensoriels, mécaniques et autonomes, favorisant ainsi des états de sécurité et d’engagement social. Cette perspective souligne l’importance des liens, au sein du corps et entre les individus, comme fondement pour bâtir des communautés résilientes et faire progresser les pratiques de guérison collaboratives. » (abstract)
Il commence son exposé par cette question « Et si Descartes avait été informé de la théorie poylvagale ? » Le « je pense donc je suis » aurait été « je me sens donc je suis ».
- Il reprend les données sur le fascia en insistant sur ses fonctions sensorielle et effectrice. Le fascia a des rôles sensoriels (via les mécanorécepteurs, nocicepteurs et intercepteurs) et l’intégration de ces informations se fait via le SNA et produite des émotions et des comportements moteur et postural. En effet, le fascia n’a pas de nerfs moteurs mais a une action effectrice indirecte via le SNA (Système nerveux autonome).
- Il fait des propositions afin de montrer les liens entre fascias et SNA, SNA et comportement, cette théorie permet d’expliquer certains comportements, empreintes des psychotrauma par dérégulation du SNA.
- Sa théorie s’appuie aussi sur l’évolution des espèces et notamment l’évolution du SNA au fil du temps. La place du nerf vague et ses 2 noyaux centraux (ventral et dorsal) ;
- Les comportements dépendants de ces régulations polyvagales sont différents : sécurité <-> ventral vagal <-> fascia fluide et mou ; défense <-> sympathique <-> fascia aponévrotique tendu ; fermeture <-> dorsal vagal <-> fascia flasque et « effondré »
- Le fascia est ainsi un marqueur et une médiateur de la résilience physiologique.
- Il propose que la régulation du tonus fascial influence ce SNA et ainsi les émotions et les comportements ; il propose une cartographie des fascias et de leur impact sur les comportements et émotions.
- Il conclut par « Les interventions cliniques (manuelles, vocales, somatiques) qui améliorent le tonus vagal et le flux interoceptif peuvent modifier les régulations autonomes, réduire les tensions défensives et restaurer la flexibilité et la résilience ».
C’est déjà la fin de ce congrès intense, varié et prometteur pour la suite de la connaissance des fascias, du fascia en général et des thérapies des fascias !
Le rendez vous est pris pour 2028, la date et le lieu restent à définir !
Closed !
Mission accomplie !
4 réflexions sur « 4° matinée – c’est déjà la fin »
Bravo et merci pour le partage de ce grand moment!
Bravo et merci d’avoir partager ces moments et recherches fascinantes sur le fascia par ce blog consultable, même à postériori.
Bravo et merci
Merci pour ce partage formidable !